RDC : La FGCOD entre ambitions olympiques et cri de détresse logistique !

La rédaction

Alors que la République Démocratique du Congo dispose désormais d’infrastructures sportives de classe mondiale héritées des IXes Jeux de la Francophonie, la Fédération de Gymnastique du Congo (FGCOD) peine à obtenir les autorisations nécessaires pour préparer ses prochaines échéances internationales. Entre formations d’experts et quête de qualification olympique, le Bureau Exécutif tire la sonnette d’alarme.

Réuni en session élargie ce Vendredi 10 Avril à Kinshasa, le comité exécutif de la FGCOD, entouré de son staff technique et de ses entraîneurs, a finalisé les préparatifs d’un séminaire de formation de haut niveau prévu du 4 au 8 Mai 2026. Ce rendez-vous ne concerne pas uniquement l’élite locale : des délégations venues d’Ouganda, du Lesotho et du Bénin sont attendues dans la capitale congolaise.
L’objectif est stratégique : former un noyau de 20 entraîneurs certifiés et 40 athlètes capables de porter la discipline à travers les 26 provinces de la République.

Malgré l’existence de complexes modernes, la Fédération se trouve confrontée à un obstacle administratif majeur. « Pourquoi laisser ces bâtiments vides alors que nous avons besoin d’espace pour nos experts et nos athlètes ? », s’interroge un responsable de la Fédération. La FGCOD sollicite officiellement l’accès aux sites du stade Tata Raphaël et aux installations de la Francophonie pour l’hébergement et les entraînements.
Sans un appui logistique du Secrétariat Général aux Sports, la Fédération craint de ne pas pouvoir offrir un cadre digne du standing international des experts invités.

Au-delà de la formation, l’urgence concerne les compétitions qualificatives pour les Jeux Olympiques au Sénégal et les tournois au Cameroun. À ce jour, la délégation congolaise reste dans l’incertitude, suspendue à la signature d’un ordre de mission par le Ministre des Sports.
« Si l’ordre de mission n’est pas signé d’ici mardi, nous serons contraints de nous débrouiller seuls. Ce serait un coup dur pour l’image du pays alors que nos concurrents bénéficient d’un soutien étatique total », avertit la Fédération.
Le Comité Olympique Congolais , pourrait en dernier recours, pallier cette absence de document officiel, mais la FGCOD privilégie la voie institutionnelle pour garantir une prise en charge adéquate des athlètes.

L’autre dossier brûlant concerne un lot important de matériel de gymnastique octroyé par un pays partenaire. Ce don, essentiel pour la pratique de base et le haut niveau, reste bloqué par manque d’accompagnement gouvernemental. La Fédération rappelle que ces équipements profiteront non seulement aux gymnastes, mais à l’ensemble du mouvement sportif congolais.
À quelques jours de l’ouverture du séminaire international, les yeux sont désormais rivés vers le ministère de tutelle. Pour la FGCOD, le message est clair : la volonté de gagner est là, mais elle ne pourra se concrétiser sans une volonté politique proportionnelle aux ambitions de la jeunesse congolaise.

Jeje Kuabi

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