C’est le séisme administratif que personne n’avait vu venir avec autant de force. Alors que les dossiers de candidature sont passés au crible, l’Article 37, alinéa 4 des Statuts de la FECOFA s’érige désormais comme un obstacle infranchissable pour plusieurs prétendants. Le critère de la « résidence permanente » n’est plus une simple formalité, mais un couperet.

Pour la FIFA et la FECOFA, l’interprétation est désormais stricte. Pour briguer la présidence, il ne suffit pas d’aimer la RDC, il faut y être ancré. Trois preuves sont désormais exigées :
- Le Domicile Légal : Posséder une adresse réelle, une carte d’électeur valide et être inscrit dans les registres communaux.
- La Présence Physique : Il faut prouver avoir vécu en RDC au moins 183 jours par an. Un critère qui disqualifie d’office ceux qui pilotent leurs ambitions depuis l’étranger.
- L’Activité Locale (3 ans) : C’est le point le plus dur. Le candidat doit prouver trois années d’implication directe dans la gestion du football local (contrats de clubs, licences, PV de réunions de Ligues).
Ce critère élimine de facto les figures qui ont passé l’essentiel de ces dernières années hors des frontières nationales. Si le prestige international est un atout séduction, il devient une faiblesse juridique devant l’Article 37. Plusieurs noms ronflants, habitués aux plateaux de télévision européens plus qu’au pays , risquent de voir leurs dossiers rejetés dès l’examen de forme.
Dans ce jeu de massacre administratif, Aziz Makukula semble avoir anticipé la tempête. Contrairement à d’autres légendes dont le séjour en RDC est épisodique, Makukula a structuré sa présence au pays depuis plusieurs années. En tant qu’ambassadeur actif et impliqué dans les rouages locaux, il dispose des preuves de présence et d’activité nécessaires.
À l’inverse, des figures comme Shabani Nonda pourraient se heurter violemment à ce texte. Malgré leur aura, l’absence de preuves d’une gestion administrative locale continue durant les trois dernières années constitue un handicap majeur.
La FECOFA de 2026 ne veut plus de dirigeants « parachutés » ou de « résidents par intérim ». Ce critère de résidence permanente remet l’église au milieu du village : pour diriger le football congolais, il faut vivre les réalités congolaises.
Ce mardi 21 avril, le secrétariat ne se contentera pas de compter les diplômes ; il comptera les jours passés sur le sol national. Qui survivra à l’Article 37 ? Le verdict est imminent.
Jeje Kuabi