FECOFA : Shabani Nonda est-il le  » Eto’o congolais  » ?

La rédaction

Le football congolais est à un tournant dangereux. Alors que les candidatures pour la présidence de la FECOFA se bousculent, une tendance inquiétante émerge : croire que le talent de footballeur suffit pour gérer la FECOFA et des règlements complexes. Le miroir déformant de la FECAFOOT au Cameroun devrait pourtant nous servir de leçon. Sommes-nous en train de préparer notre propre « crise à la Eto’o » avec Shabani Nonda ?

L’expérience de Samuel Eto’o à la tête du football camerounais était censée être une révolution. Résultat ? Une fédération déchirée, des procès à répétition au Tribunal Arbitral du Sport (TAS) et un football plus divisé que jamais. Pourquoi ? Parce que le charisme d’une star ne remplace jamais la maîtrise des dossiers administratifs.
En RDC, le parallélisme est frappant. Vouloir propulser Shabani Nonda au sommet de la FECOFA sur la seule base de ses exploits passés, c’est prendre le risque de plonger dans le même chaos. Nonda a marqué nos cœurs, mais a-t-il les reins assez solides pour affronter la bureaucratie de la FIFA et de la CAF ?

Shabani Nonda : La carte postale. Son nom est une marque, mais son expérience administrative est un désert. Peut-on diriger la plus grande instance sportive du pays sans avoir jamais géré une institution ? Le populisme sportif a ses limites : on ne gagne pas une élection administrative avec des « cris de joie », mais avec des preuves de gestion.

 
La FECOFA n’est pas un musée
Le respect dû à Shabani Nonda est immense, mais la FECOFA n’est pas un lieu pour honorer des retraités du ballon rond. C’est le moteur de notre football. Si le moteur est confié à quelqu’un qui n’a jamais ouvert un manuel de mécanique administrative, le crash est inévitable.

Le talent marque des buts, mais l’administration gagne des titres de respectabilité.

Voulons-nous une fédération qui fait la « Une » pour ses crises internes comme le Cameroun de Samuel Eto’o, ou une fédération qui se professionnalise ? L’heure n’est plus au sentimentalisme. Si Nonda est une légende, il doit le rester. Mais pour le siège de la présidence, la RDC a besoin d’un bâtisseur, pas d’une affiche publicitaire.
la FECOFA choisira son destin : la compétence ou le populisme. Pourvu que la leçon camerounaise ait été retenue.

Jeje Kuabi

👁️ 41 vues
Share This Article