Alors que le processus électoral suit son cours normal, en attendant la clôture de celui des ligues, plusieurs dossiers et candidatures validés à la FECOFA suscitent de nombreuses interrogations.
Le cas d’Amadou Diaby intrigue particulièrement. Suspendu pendant cinq ans par la Fédération guinéenne pour des faits de corruption, ce dernier, alors citoyen guinéen, se présente aujourd’hui en RDC comme candidat au poste de vice-président de la FECOFA en tant que Congolais.
Or, selon les statuts de la FECOFA, notamment l’article 37, alinéa 4 (points E et F), ne peut être candidate toute personne de nationalité congolaise n’ayant fait l’objet ni d’une sanction pénale ni d’une condamnation pour violation du code d’éthique de la FIFA, de la CAF ou de la FECOFA.
Dès lors, plusieurs questions se posent : quelle était la nationalité d’Amadou Diaby lorsqu’il occupait le poste de vice-président à la Fédération guinéenne ?
A-t-il acquis la nationalité congolaise uniquement dans le but de se porter candidat à la FECOFA ?
Peut-on accepter qu’un étranger dirige le football congolais ?
Le président de la commission électorale, Maître Michy Enyeka, reconnu pour son savoir, sa rigueur et son impartialité dans le traitement des dossiers, est interpellé. Il lui revient de se pencher sur cette question et de trancher avant la publication officielle des listes.
Jérémie YANKOLE