Le rideau vient à peine de tomber sur la passation de pouvoir à la FECOFA que les vieux démons de la gabegie financière refont surface. Derrière les sourires de façade entre le nouveau président Veron Mosengo-Omba et la Secrétaire générale Lyly Tshimpumpu, un dossier brûlant menace déjà de faire exploser la maison du football congolais. un trou béant de 2 654 000 dollars américains activement traqué par l’Inspection Générale des Finances (IGF).
À la FECOFA, les présidents passent, mais les odeurs de détournements restent. Alors que les sportifs congolais espéraient un vent de renouveau après l’élection de Veron Mosengo-Omba, le grand déballage de la passation des dossiers avec Lyly Tshimpumpu vient de doucher les derniers espoirs de transparence. Au cœur du scandale ,une somme faramineuse de 2,6 millions de dollars, mystérieusement volatilisée des radars de l’État.
Selon des sources internes proches du dossier, ces fonds auraient été perçus dans le cadre opaque des récentes réunions de l’Assemblée générale de la fédération. Mais là où le bât blesse, c’est la destination finale de cette fortune. Au lieu de servir au développement du football à la base, à la formation des jeunes ou à la modernisation de nos stades délabrés, cet argent s’est volatilisé dans les méandres d’un compte bancaire commercial.
L’Inspection Générale des Finances (IGF), désormais dirigée par Christophe Bitasimwa, a immédiatement flairé l’odeur du soufre. La FECOFA tente-t-elle une nouvelle fois de jouer à cache-cache avec le Trésor public ? Pour de nombreux observateurs, ce énième bras de fer entre la fédération et les flics financiers de la République prouve que le système de prédation est loin d’être démantelé.
La question sur toutes les lèvres à Kinshasa est désormais celle-ci ,que va faire Veron Mosengo-Omba de ce cadeau empoisonné ? En héritant officiellement des dossiers de Lyly Tshimpumpu, le nouveau patron du football congolais hérite également d’un passif criminel. Se rangera-t-il du côté de la transparence exigée par le peuple congolais, ou choisira-t-il d’étouffer l’affaire pour protéger la famille du football ?
Alors que l’IGF durcit le ton et exige des justificatifs clairs sur l’utilisation de ces millions, la FECOFA se mure dans son habituel complexe de persécution, criant à l’ingérence politique. Mais le public n’est plus dupe. L’argent du football congolais doit servir au football, pas à enrichir une poignée de dignitaires en costume cravate.
L’affaire des 2 654 000 $ n’est que la face visible de l’iceberg. Si Veron Mosengo veut réellement réussir son mandat, il devra commencer par livrer les coupables de ce carnage financier à la justice. Dans le cas contraire, son mandat sera mort-né, étouffé par les mêmes scandales qui ont emporté ses prédécesseurs.
Affaire à suivre.
Djastro Mubemba
