Élections FECOFA : Les nuages sombres venus de Lausanne remplissent le ciel congolais !

La rédaction

Alors que le football congolais pensait avoir enfin retrouvé un semblant de stabilité avec l’installation de son nouveau comité dirigé par Véron Mosengo-Omba, les nuages sombres venus de Lausanne (Suisse) s’amoncellent à nouveau. Derrière la bataille juridique qui se joue devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), une question bien plus cruciale taraude les observateurs :

Quel est l’avenir de notre football si les instances décisionnelles venaient à être balayées pour laisser place à une nouvelle normalisation ?

Un retour du Comité de Normalisation (CONOR) ne serait pas une simple transition administrative, mais un véritable aveu d’échec pour la gouvernance sportive en République Démocratique du Congo.

* La perte de souveraineté : Une nouvelle mise sous tutelle signifierait que la FECOFA est jugée incapable de s’autogérer. Les décisions clés ne se prendraient plus à Kinshasa, mais sous la supervision directe de la FIFA et de la CAF.

* L’éternel recommencement : Alors que le football congolais a déjà passé de longs mois sous l’ère d’un précédent comité de normalisation, replonger dans ce schéma bloquerait l’élan des réformes structurelles indispensables.

La politique de la chaise vide ou l’instabilité au sommet de l’organe faîtier a des répercussions directes sur les acteurs du cuir rond. Si la crise institutionnelle s’installe, trois chantiers majeurs risquent de se casser les dents :

1. La régularité et le financement des championnats : La Linafoot, qui peine déjà à trouver son rythme de croisière et à sécuriser des partenariats durables, se retrouverait privée d’une vision managériale forte à long terme.

2. Le développement des infrastructures : Les projets de modernisation des stades et des centres techniques de formation, censés être le pilier du mandat actuel, risquent d’être gelés en attendant la nomination d’un comité définitif.

3. La sérénité des Léopards : L’équipe nationale a besoin d’un climat administratif stable pour préparer ses prochaines échéances. L’incertitude politique à la fédération est rarement synonyme de performance sur le terrain.

Le football congolais se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. L’arbitrage du TAS ne doit pas seulement être lu comme une sentence juridique, mais comme le signal d’alarme d’un système qui refuse de guérir de ses vieux démons.

« Si la normalisation offre un cadre temporaire pour éteindre l’incendie, elle ne guérit jamais le mal à la racine. Pour que le football congolais avance, il aura besoin, tôt ou tard, d’institutions fortes, élues de manière transparente et incontestable. »

La question reste entière : le football de la RDC est-il condamné à vivre sous perfusion internationale, ou les acteurs locaux sauront-ils enfin privilégier l’intérêt supérieur du ballon rond ? Les prochains jours à Lausanne et à Kinshasa s’annoncent décisifs

Jeje KUABI

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